2000 - Espagne - Andalousie (mai)
cliquer sur les photos pour les agrandir
Annie pensait faire preuve d'indépendance !
Je ne vois plus Annie que de temps à autre, car elle a un nouveau compagnon attitré, Michel. A la suite d'une dispute avec celui-ci, elle veut montrer son désaccord et partir seule avec moi en vacances au Club Med où elle n'est jamais allée. ...
Je ne suis pas très emballée par son idée. Nos différences de revenus et de goûts ne nous permettent pas d'accorder nos choix. Elle veut passer une semaine dans un "village" et ne pas en bouger pour se dorer au soleil au bord d'une piscine, Quant à moi, je privilégie toujours la découverte d'un pays à travers un circuit. Solution, certes, beaucoup plus onéreuse et fatigante que le farniente.
Bref, elle insiste tellement que je cède, optant pour son choix : un séjour en Espagne du sud. Nous quittons Paris, par avion, direction Puerto Maria pour quelques jours incluant le week-end du Ier mai, ce qui s'est avéré une mauvaise idée, comme je le pressentais ...
Le "village" est banal et nous sommes logées dans des bungalows sans confort, sans chauffage, alors qu'il fait encore froid. Il pleut souvent des hallebardes. Ainsi, le toit de la salle à manger fuit comme un panier percé et nous recevons la pluie sur la tête pendant les repas, ce qui s'avère fort désagréable. Bref, pas du tout le confort auquel je suis habituée dans mes voyages précédents. De plus, les animateurs G.O. sont désagréables, mal élevés, rien à voir avec ceux que j'ai eu l'occasion de côtoyer dans des "villages lointains" de meilleure catégorie.
Dilemme.. Les jours suivants. Il fait beau, mais je ne veux pas rester sur le bord de la piscine, préférant l'ombre du bar où je sirote des jus de fruits ou un petit porto à l'heure de l'apéro,-- la spécialité du coin--, tout en discutant avec d'autres vacanciers. Annie fait la tête car elle ne boit que de l'eau par conviction ou pour ne pas dépenser d'argent ?
J'ai attrapé un méchant coup de soleil au cours d'une promenade à pied où elle m'a entraînée, moi qui marche peu et mal depuis mon accident. Je suis rouge comme un crabe, obligée de rester à l'ombre, donc loin d'elle qui ne rêve que de soleil brûlant et de ballades à pied. De toute manière, je ne supporte pas longtemps de faire le lézard, avachie sur un transat, à dormir à longueur de journée.
Après plusieurs jours de pluies intenses, le soleil est enfin revenu et le ciel d'un bleu limpide permet tous les projets. .
Aussi, afin de découvrir le pays, je décide de m'inscrire aux excursions facultatives que le Club propose. Annie ne peut pas, ou ne veut pas (?), dépenser un peu plus d'argent que prévu, ce qui va limiter nos visites.
Nous visiterons cependant Séville, et par chance, c'est la Féria. Les femmes sont costumées avec de jolies robes gitanes à volant, de couleurs vives, les hommes montent de superbes chevaux, partout les danses et les castagnettes se déchaînent dans la rue, dans une gaieté communicative. C'est splendide.
Une journée agréable malgré l'humeur maussade de ma copine qui parle à tout le monde, sauf à moi !
Nous passerons une journée à Gibraltar, le rocher anglais et ses macaques et une autre à Arcos de la Frontera, un joli village perché.
Le bateau du Club Med est à quai et nous pouvons déjeuner à bord.
Aussi, pour essayer de dérider mon amie, je lui offre le repas, elle qui ne connaît pas ce splendide bateau. J'espère ainsi la voir, enfin, plus radieuse et de nouveau le sourire aux lèvres. Mais, elle se montre désagréable toute la journée et j'en conclu qu'elle est bêtement jalouse car elle ne supporte pas que je puisse parler de voyages avec les autres vacanciers. C'est, il est vrai, notre seul sujet de conversation. Nous échangeons nos impressions sur les différents circuits connus et parlons de nos projets.
De quoi voulez-vous discuter avec des gens que vous ne connaissez pas ? Sûrement pas du boulot, de politique ou des problèmes de la vie familiale !!
Elle considère que je veux la narguer, elle qui ne voyage jamais !!
Nous revenons à Paris plus copine du tout. Elle fait une tête de cent pieds de long ...
Elle coupe les ponts, je ne cherche pas, non plus, à la revoir.
Voilà quinze ans que nous nous connaissons, mais nos statuts professionnels et nos modes de vie ont évolué, devenus très différents entre temps. Nos différences ont élevé un mur désormais infranchissable entre nous. Pourtant, dans les premières années de notre amitié, nous avons bien rigolé ensemble. Et.. par amitié, j'avais embauché son fils quelques mois dans mon entreprise, le temps de son départ au service militaire !
Merci les copines !! Ainsi va la vie...
![]() |
|
La féria.. à ne pas manquer !!!
retour vers la page des voyages ou bio des années 1995 et suivantes : cliquez ici