La Verrerie de Courval

berceau du flacon de parfum, où mes ancêtres Dercourt et le grand-père d'Edgar Renoux, mon cousin, ont travaillé.
Un artisanat rural : la verrerie de Courval en Haute Normandie La verrerie du Courval a vu le jour voilà près de 400 ans et est née de deux histoires d'entreprises qui se rejoignent. François Le Vaillant se consacre essentiellement à la production de verre plat destiné à remplacer, dans les demeures de ceux qui en avaient les moyens, la toile enduite ou le papier huilé qui, posé sur les fenêtres, tentait de protéger les habitants du froid tout en laissant entrer la lumière. Le sieur André de Monchy, Chevalier, marquis de Sénarpont, se verra renouveler le privilège accordé au Sieur Le Vaillant, par la Grande Mademoiselle, Anne-Marie-Louise d'Orléans, duchesse de Montpensier, comtesse d'Eu. Louis XIV a succédé à Louis XIII. Avec l'apparition des cannes à souffler le verre, faites de bronze ou de fer, on permettait, grâce au soufflage, d'étirer la pâte de verre au maximum. On profitait ainsi pleinement de sa plasticité et on donnait à la matière une transparence qu'aucun autre matériau n'était en mesure d'offrir. Dès 1662, différentes sources font état de fabrication de cristal à Courval. A l'époque, il s'agissait d'un verre de meilleure qualité, plus pur et plus blanc. Le droit d'en produire était très convoité. Le système des brevets et privilèges professionnels, accordés par le Roi, en limite la production aux verreries qui en sont explicitement autorisées. ****
Après un désaccord, la verrerie de Courval travaillera, à nouveau, le cristal au cours du 18ème siècle tout en continuant le verre plat. Il semble toutefois que cette production de verre plat n'ait pas donné les résultats attendus, car Le Courval abandonne la "grosse verrerie" pour se consacrer à la production de flacons, bouteilles, gobeleterie, verroterie, notamment les perles de verre coloré. **** La fabrique réussit ensuite à sortir indemne de la Révolution française grâce à son rachat en 1774 par un notaire roturier. Un autre dirigeant de la maison parisienne a eu un trait de génie : il abandonne la faïence pour se consacrer à l'achat de porcelaine et à la décoration des flacons. Il les peint selon les modes du jour. Cette idée lui assure des commandes venant d'une clientèle très aisée. De siècle en siècle, cette verrerie a traversé le temps et s'est adaptée à son environnement. Elle est devenue une des grandes sociétés françaises de fabrication de flacons de parfums. "les arts-du-feu en Normandie" de Bruno Garraud
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