souvenirs perso suite : années 1995 à aujourd'hui
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en France, de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy ; aux Etats Unis, de Georges Busch à Barack Obama
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1995 : la généalogie, mes ancêtres,
Après le décès de mon père je me suis lancée dans la généalogie avec passion et détermination car j'aimais l'Histoire.
Pour aucun de mes grands-parents je ne connaissais les lieux, les dates de mariage, de décès ou de naissance. Seule certitude, ils étaient Normands, du moins pour mes aïeux les plus proches.
Cela commençait fort, les tombes ne répondaient plus !
J'ai plongé dans la grande aventure et cela m'a pris plus de 10 ans pour reconstituer leurs lignées ascendantes. Les recherches aidant, tant coté paternel que maternel, mes ancêtres se sont révélés Normand "pur sucre", au moins depuis les années 1600. Pourtant, ne voulant pas me limiter à un alignement de noms et de dates sur un tableau sans âme, j'ai voulu mêler la petite histoire de leur vie à celle de l'histoire locale de la Normandie et à la grande Histoire de France.
S'agissant d'explorer leur vie, puis le temps passant celle de mes parents, je suis arrivée, à travers ces derniers, sur mon enfance et mon adolescence. Évoquer mon mariage était douloureux parce qu'élevée dans un monde de pudeur et de discrétion où il n'est pas habituel, comme aujourd'hui, d'ouvrir les placards et déterrer les fantômes..
A part cela, mon job en cette année 1995 m'absorbait toujours autant, mais je m'arrangeais pour voyager le plus possible dès que j'avais quelques congés afin de découvrir notre belle planète.
février 1995 : croisière de Fort de France à Porto Rico
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| croisière aux Antilles |
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Départ de Paris : il neige, un ciel de plomb pèse sur une capitale gelée et grelottante... mais, arrivée à Fort de France sous un soleil radieux......
Retour à Paris après 8 jours de rêve
Je reprends le travail avec plein de soleil dans la tête. Ces voyages sont vraiment mon oxygène.
J'oublie la misère du monde, même si j'en croise une autre, et le vide de ma vie.
Octobre 1995 : Chine
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| Pékin : la cité interdite |
La Chine est un pays fascinant, la plus vieille civilisation de notre planète. Cela mérite un petit détour......
Puis retour pour Paris, toujours patraque, le travail m'attend.
1995 : Valérie est de retour d'Angleterre
Valérie ne travaille toujours pas. Elle va mieux, depuis son retour d'Angleterre. Elle est venue habiter chez son père et occupe ses journées au Club hippique de Chilly Mazarin.
Mai 1996 : Arizona, Colorado, voyage au Far-west
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| silverston |
Sans doute l'une des plus fabuleuses merveilles du monde : le Grand Canyon, mais ce n'est pas le seul spectacle en Arizona, même si le survol en hélicoptère me laissera un souvenir inoubliable. La beauté sauvage de la nature à l'état pur. Il y a Monument Valley et l'imaginaire des passionnés de westerns avec des Indiens et des villes fantômes datant de la ruée vers l'or.......
A découvrir avec les yeux du coeur et j'ai aimé très fort. Retour à Paris, éblouie...
Juin 1996 : nouveau PDG
Mes dirigeants, désormais à la retraite, ont cédé la place à leur fils que j'ai connu gamin, dès mon recrutement en 1963.
Il cherche de nouvelles méthodes de gestion, une modernisation de l'entreprise, ce que je peux comprendre car la société va mal depuis plusieurs années. Elle n'est plus compétitive..
Pourtant, il arrive au bureau vers midi, décrète une réunion sur le champ, qui va durer jusqu'à 14 heures, voire plus. Il ne se préoccupe pas de savoir si nous avons faim. Ou le plus souvent à 17/18 heures, et ainsi de suite., Il déclare péremptoire "je veux des cadres disponibles à tout moment et même pendant les week-ends comme au Japon", sauf que "nous ne sommes pas des Japonais", lui ai-je rappelé !
Il ne respecte rien et encore moins les horaires. Désormais la journée débute à 8 heures pour se terminer au minimum vers 19 heures. J'ai vu rester jusqu'à 22 heures, sans impératif véritable sauf son bon vouloir. Pourtant, le sujet de la réunion pouvait fort bien être reporté au lendemain.
C'est devenu "l'air du temps" paraît-il ..
Drôle d'ambiance ! C'est "travailler plus, sans gagner plus", et déjà gagner moins. Les licenciements font partie intégrante du paysage quotidien depuis plusieurs années, avec pour objectif la réduction de la masse salariale, ceci grâce à de nouveaux recrutements et à de jeunes diplômés payés au minimum. Il est vrai qu'il faut trouver des solutions pour équilibrer les comptes !
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Promu PDG, il est en pourparlers avec une entreprise anglo-saxonne intéressée par le rachat de l'activité industrielle qu'il veut abandonner. Il désire se consacrer exclusivement à la fabrication des marrons glacés, activité qu'il souhaite développer. Il veut, surtout, une vie moins contraignante que celle de ses parents. Il affirme "je ne veux pas travailler comme les cons !". De qui parle-t-il, de ses parents, avec qui il est souvent en conflit sur la façon de gérer l'entreprise, ou bien des salariés de la société qu'il méprise à l'occasion ?
Je suis chargée d'élaborer, pour un groupe anglo saxon, le dossier financier du secteur "fruits pour l'industrie de la glace", les documents devant être transmis au plus tard début septembre. Pour cela et pour obtenir une proposition de la part de l'acheteur potentiel, il faut définir les marges par ligne de produits, par type de fruits, par client etc.. Un travail titanesque qui m'oblige à travailler de nombreux soirs, des week-ends et pendant tout le mois d'Août, sans aucune aide extérieure. Comme convenu, je transmets le dossier complet début septembre à la direction de l'entreprise Kerry basée en Irlande.
Les négociations traînent en longueur. Un audit doit être organisé par l'acheteur potentiel. Comme rien de concret ne se passe, je formule le souhait de prendre deux semaines de congés sur les quatre auxquelles j'ai droit, ayant prévu, depuis des mois, de partir, début octobre, au Pérou avec Monique une amie.
D'un ton sec et cassant mon jeune PDG me lance un bref et violent "je vous interdis de partir !". Je suis stupéfaite, "Tu m'interdis ?", étonnée par la brutalité du ton employé plus que par sa décision. Et pour cause, j'ai travaillé dur pour clôturer ce dossier dans les temps impartis et j'ai besoin de vacances. Quinze jours, c'est si court.. Il confirme cependant !
J'annule ce voyage, mon amie Monique partira seule et m'en voudra pendant un bon bout de temps. Désormais, il me sera impossible d'organiser mes vacances à l'avance. Je serai totalement à la merci de l'humeur fantasque et despotique de mon jeune dirigeant qui, faute de mieux et de formation, essaye d'asseoir son autorité avec un comportement plutôt fluctuant, caractériel et vindicatif.
Les semaines et les mois passent..
L'audit est fixé en janvier et la date se précisant, il me menace à nouveau "Je vous préviens, si l'affaire ne se fait pas à cause de vous, vous entendrez parler de moi !".
Je crois rêver, toujours le même ton cassant et brutal ! ...Pourtant, jusqu'à présent j'ai toujours eu de bons rapports avec lui. Je cherche à comprendre ce changement de ton, et j'en viens à penser qu'il a été "promu" à un poste qui le dépasse surement à moins qu'il ne s'interroge sur le bien fondé de la cession du secteur industriel..., ce qui le déstabilise.
Et pour cause, il ne s'est jamais impliqué dans le dossier, me laissant carte blanche.
De façon surprenante, il mettra en doute le dossier que j'ai pu fournir sans toutefois s'être penché, un seul instant, sur la question. Cela va commencer à me contrarier car je n'ai jamais travaillé dans de telles conditions de suspicion avec ses parents. Le dialogue était permanent pendant plus de 30 ans de collaboration.
L'affaire en effet ne se concluera pas. Non pas à cause de moi, mais du à son laxisme. Un contrôle des fraudes, déclenché un jour où il était absent, tournera mal et le principal client, impliqué dans cette affaire, fera un procès à notre société. Impossible de céder l'activité à qui que ce soit dans de telles conditions. Et comme conséquence, c'est l'arrêt pur et simple des fabrications incriminées puis la perte de la moitié du chiffre d'affaires annuel ! Coup dur, très dur..
Quelques semaines plus tard, je serai en arrêt consécutif à un accident du travail, et ce pendant 10 mois. Je ne ferai rien pour reprendre mes activités plus rapidement. D'autant, qu'à peine sortie de l'hôpital, par téléphone et sans rire du tout, il me mettra en garde : "Ne venez pas dans la société avant votre reprise de travail, car s'il vous arrive, à nouveau, quelque chose, je vous préviens, je n'appellerai pas les pompiers, je vous déposerai moi-même sur le parking du super-marché voisin et vous vous démerderez comme vous pourrez !"
J'en suis restée sans voix au bout du fil. Est-ce possible de formuler de tels propos ?
A-t-il trouvé, tout seul, une telle solution qui frise la provocation ou sa nouvelle copine, avocate pénaliste, lui a-t-elle soufflé de tels procédés ?
Merci patron ! Je suis sidérée et écoeurée.
Charmante mentalité mais je n'avais pas l'intention de m'incruster....
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Depuis un certain temps, son comportement a changé. Les téléphones de la société sont tous sur écoute ainsi que l'ensemble des bureaux. Son talky-walky en permanence à la main il ne cesse d'espionner et d'écouter les conversations des employés, même lorsque nous déjeunons au restaurant à plusieurs centaines de mètres de l'entreprise. C'est devenu malsain et dénote un comportement parano. En fonction de ce qu'il entend, il décide des licenciements et, de jour en jour, je suis amenée à défendre, devant le Tribunal des prud'hommes, des dossiers de plus en plus tordus.
Pourtant, le ciel en aura décidé autrement...
Il a bien fallu, qu'il se passe de moi ! Personne n'est indispensable ... la preuve !
4 Décembre 1996 : un certain chariot élévateur
Renversée par un chariot élévateur sur le parking de mon entreprise,--le cariste ne m'ayant pas vue et moi ne l'ayant pas entendu arriver dans mon dos--, je vais faire un malaise carabiné. Les pompiers appelés à la rescousse me mènent aux urgences de l'hôpital de Longjumeau hurlante et gémissante de douleur, à chaque cahot de l'ambulance.
Je souffre tellement que je pense ma dernière heure arrivée. En même temps, je me dis qu'il vaut mieux mourir vite qu'agoniser pendant des heures. Arrivée aux services des urgences vers 17 heures, je vais pouvoir bénéficier d'un lit seulement vers minuit. Malgré ce laps de temps très long, les médecins, ou plutôt les internes, ne font pas le bon diagnostic, à savoir : multiples fractures du bassin, luxation de l'épaule, mais aussi une fracture du cotyle qu'ils ne diagnostiquent pas. On tire d'un coup sec sur mon bras pour le remettre en place ce qui me soulage immédiatement alors que les fractures du bassin et les contusions multiples me font atrocement souffrir.
Mais, de même que l'extrême douleur balaie tout, dans les jours qui suivent, les moments où elle me laisse un court répit, la peur de mourir me fait m'accrocher à la vie.
Quelques jours plus tard, ils m'obligent à me lever, puis à marcher. Cela me fait tant souffrir que j'ai failli perdre connaissance. Ils s'entêtent à m'imposer des séances de rééducation pensant que je tire au flanc, mais le résultat ne se fait pas attendre : désormais je boite, mes os se sont mal ressoudés du coté droit.
Je vais sortir de l'hôpital pour le week-end du 1er janvier. Au cours d'une nouvelle visite médicale, cette fois-ci à la Clinique Jacques Cartier de Massy par un médecin plus inspiré que les précédents, il découvre une fracture du cotyle et je dois à nouveau m'aliter. Mais, c'est trop tard, le mal est fait. En effet, jamais plus, je ne pourrai marcher aussi facilement qu'avant, malgré un grand nombre de séances de rééducation.
Claudiquant du coté droit, je suis en arrêt de travail pendant neuf mois. Ce qui augure, un an plus tard, de ma mise en pré-retraite à l'occasion d'un énième licenciement économique déclenché pour cause de récession notoire d'activité. Le chiffre d'affaires, divisé par deux à la suite de la perte d'un gros client (impliqué dans le dossier des fraudes) oblige mon PDG à se séparer de la moitié de son personnel, cadres inclus.
Juillet 1997 : Carnac
15 jours en Bretagne, à Carnac, au centre de Thalasso pour essayer de me remettre en forme... Quelques jolies excursions pour découvrir la région qui est très belle sous un soleil radieux.
Belle-Ile
1997 : les scouts de France, mes Loulous, mes "z'amours" !!
Les années sont passées, Aurélie a grandi et je la vois, désormais, très rarement. Elle est toujours très occupée faisant partie des Scout de France. Enfant unique, elle va découvrir les plaisirs du camping, de la camaraderie, des veillées autour du feu de camp, des grands rassemblements de la jeunesse sous les bons auspices du Pape où l'on exalte la fraternité, tel qu'à Rome.
Les copains, les copines, seront ceux qui lui tiendront chaud pour la vie, surtout dans les moments difficiles : Christelle, Gilles... que j'aurai l'occasion de connaître bien des années plus tard.., notamment en 2010, lorsqu'ils seront devenus adultes.
Christelle, Gilles, Aurélie, Rémi
Octobre 1997 : retour au bureau
J'ai repris mon emploi, mais l'absence a été trop longue et mon jeune patron, pas assez sympathique pour me faire croire que je suis la bienvenue malgré mes 35 années passées dans cette société où je me suis tant investie. Rapidement, par ses réflexions minables, et ce que je compris, effarée, être des ordres brutaux sans discussion possible, j'ai réalisé, alors, que je n'avais plus de place au sein de cette entreprise.
L'ère du fils est loin d'être celle de ses parents, dirigeants que j'ai beaucoup appréciés pendant toutes ces années. Son père vient de décéder brutalement d'une crise cardiaque et je n'ai pas l'intention de me laisser martyriser par son rejeton imbu de sa personne, caractériel, ayant loupé toutes ses études, même le bac, jouant au grand manitou pour impressionner son monde. J'ai déjà donné sur ce plan dans un autre registre beaucoup plus personnel. Et je n'ai pas l'âme d'une martyre.
De plus, sa copine, avocate pénaliste, non habituée à gérer une entreprise industrielle, n'arrange pas les choses. Elle lui fait entrevoir nombre de scénarios catastrophes, alors qu'il la dépose au petit matin devant la porte d'entrée de la prison de la Santé, pour des rendez-vous avec ses clients.. Elle se fait "mousser" , --c'est, il est vrai, un beau parti--, mais il prend peur, faute de compétence et de connaissance approfondie de la société qu'il est amené à diriger !
Dans de telles conditions, je n'aspire plus qu'à une chose : partir à la retraite. Dans l'immédiat, je vais me concocter un petit voyage.
février 1998 : Cuba
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le bus local
Je formule une demande de congés, que mon Pdg n'ose pas me refuser, compte-tenu du nombre de semaines qu'il me reste à prendre. Voilà presque deux ans que je n'ai pas pris de vacances. Je vais quitter l'hiver parisien : direction Cuba.
Une autre planète !
mars 1998 : un petit dernier..... contrôle fiscal
Reste à organiser ma pré-retraite, ce qui va me demander encore quelques mois. Je veux partir de mon plein gré, peut-être par orgueil !
Pourtant j'éprouve le stress d'un énième contrôle fiscal, le dernier de ma longue carrière professionnelle. J'en ai connu un certain nombre, je dirais même un nombre certain : tous les six ans environ... . Cependant, je vais recevoir une nouvelle menace de mon jeune patron : "je vous préviens, si j'ai des ennuis, vous en aurez encore plus que moi en votre qualité de secrétaire générale, je ne serai pas le seul à aller en prison"..... Le délire, la paranoïa ! Que croit-il ? que je vais dénoncer tous ses coups tordus ?
Son comportement, ses propos me sidèrent, car les abus de biens sociaux et autres entorses courantes aux règles fiscales, ce n'est certes pas moi qui en bénéficie ! Cela accentue mon désir de quitter l'entreprise au plus vite. Celle-ci n'a plus rien de commun avec la société que j'ai connue par le passé. Mon jeune PDG compense son manque de formation et son incompétence par une arrogance de fils à papa autoritaire et odieux. Je n'ai vraiment pas envie de collaborer, encore moins de me "battre" ou de prendre des risques pour lui.
Le contrôle se termine bien, malgré de nombreux redressements possibles, passés à la trappe par un contrôleur fiscal soucieux de "ne pas en faire trop".
Avril 1998 : merci Mickey
Je suis devenue une extraterrestre, au milieu de tous ces jeunes, aux salaires de misère, recrutés depuis quelques années après de multiples licenciements dits économiques.
J'ai 58 ans, 40 ans de cotisations au régime général, et, aucune envie de travailler avec mon jeune PDG qui, d'ailleurs, projette de réduire au maximum l'activité de la société afin de se libérer pour d'autres loisirs plus attrayants (Il fera le Dakar, des compétitions d'hélicoptère, de motos etc...). Aussi, un nouveau licenciement est programmé pour baisse d'activité. Il va toucher, non seulement le personnel ouvrier et employé, mais également tout l'encadrement : production, service commercial , comptable...
Mon boss souhaite, en outre, passer toute la gestion informatique sur "micro" et abandonner l'iBM 400 qui fonctionne merveilleusement bien, à tous les niveaux de l'entreprise, depuis une bonne dizaine d'années. Mais cette expérience ne l'intéresse pas. Il n'en a rien à "cirer" me dit-il.
Le logiciel qu'il compte mettre en place est une aberration, juste bon pour un épicier. Comme il n'y connaît rien, il s'entête, conseillé par des soi-disants bons copains. Il a cependant quelques doutes et appréhensions sur le bien fondé de sa décision, tout en voulant réduire les coûts d'exploitation, ce qui, vu le contexte, est devenu indispensable.
Je ne le suivrai pas dans cette démarche farfelue et lui demande de m'inclure dans le licenciement, ce qu'il refuse dans un premier temps. Son projet informatique est utopique et inadapté, et il compte sur moi pour essuyer les plâtres. Toutefois, j'arrive à lui faire admettre de s'orienter vers un autre logiciel, mais je ne suis pas prête à tout remettre en cause ni disposée à m'investir pleinement comme par le passé. J'ai participé à la conception et à l'exploitation du système en place, j'en ai trop "bavé" et surtout, je ne suis plus motivée !
Passer de l'IBM 400 à la micro.. quel gâchis !! Il estime avoir besoin de mes compétences encore pendant quelques mois.
Ainsi, bien malgré moi, j'entre dans le monde magique de la micro-informatique.. mais en une semaine de formation, je ne suis pas devenue une spécialiste !
Merci Mickey !!
La micro, c'est la nouvelle génération, rien à voir avec la précédente vague informatique. Et même, s'il est évident qu'il faut évoluer, il ne s'agit pas, uniquement, de traitement de texte pour envoyer un courrier à un client. L'enjeu est le fonctionnement global de l'entreprise, y compris la gestion du personnel, de la production et des stocks. Le nouveau job que mon PDG veut m'imposer, ne présente plus aucun intérêt pour moi. Sur ce et cerise sur le gâteau, sur les bons conseils de sa copine avocate, il parle de réduire mon salaire, estimant qu'il est trop élevé.
Je lui ricane au nez et après quelques négociations, (car il souhaite me garder comme conseil extérieur), je serai licenciée.
Pourtant, je lui garde un chien de ma chienne et il ne devra pas trop compter sur moi dans l'avenir ! L'ère du dévouement est finie. On n'a plus besoin de moi : j'avale le choc, j'encaisse mon chèque. Il n'y eu pas de pot de départ. Voilà déjà plusieurs années que mon jeune PDG les a interdits... en affirmant : "ils n'ont qu'à le faire .. lorsqu'ils rentrent chez eux !!"
Comme cadeau de départ, il m'offre un micro ordinateur portable, espérant ainsi que j'adhérerai à son projet. Ordinateur qu'il me demande de lui restituer quelques mois plus tard sous prétexte d'essayer un nouveau logiciel. Malgré ma demande réitérée, il ne me le rendra pas, affirmant qu'il est cassé. Vraiment minable et son père a du se retourner dans sa tombe.
Je ne regrette vraiment pas d'avoir quitté un tel dirigeant.
C'est, parait-il, la nouvelle génération de patron. Je plains les jeunes qui débutent.
Mai 1998 : les Assedic
Je suis enfin libérée de toute activité professionnelle. L'ANPE me renvoie aux ASSEDIC. Je touche des indemnités jusqu'en avril 2000, date de mes soixante ans. Je passe, ensuite, définitivement dans le régime retraite.
Je suis intervenue une ou deux fois pour des problèmes ponctuels. A partir du mois Août, je n'ai jamais remis les pieds dans la société. Un cabinet extérieur prendra le relais auprès des services comptables réduits au minimum. Sa copine avocate deviendra "conseillère" pour la gestion du personnel, ce qui faillit lui coûter très cher devant le Tribunal des prud'hommes, dossier sauvé à la dernière minute par miracle.
Pourtant, au fil des jours, le business-blues va me tomber dessus, c'est l'angoisse totale, je suis tétanisée. J'ai plein de temps devant moi. Pas seulement des petites miettes éparpillées dans l'année, pas de vacances de-ci de-là. Non, une longue période à me donner le vertige. Alors se pose la question, que vais-je faire de tout ce temps ?
Mais, comme cette liberté s'accompagne de revenus garantis et d'une bonne forme physique, je commence par me programmer un voyage...
A mon retour, j'aviserai.. la généalogie me tentait.
Octobre 1998 : Afrique du Sud et Zimbabwe
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| rhino |
Je vais tourner la page sur 40 ans de vie professionnelle.
Départ pour Le Cap, 14 heures de vol vers l'Afrique du Sud que je crois être un Eldorado. La vérité, sera bien différente !
1998 : Le Puy Notre Dame
un village entouré de vignes du coté de Saumur,
Je ne voyage plus, depuis un certain temps, avec Astrid et son mari, mais je continue de les rencontrer régulièrement : dîner entre amis, jour de l'an....
Ce couple est à la retraite depuis quelques années. Ils ont quitté Paris et sa banlieue, acheté une belle maison, une longère, qu'ils rénovent dans un petit village à 300 km de la capitale, du coté de la Loire vers Saumur. Ils m'invitent, à plusieurs reprises, pour un bref séjour afin de me déconnecter de ma vie professionnelle stressante. Ils arrivent à me persuader d'acheter une maison près de chez eux pour venir y passer l'été puisque je suis désormais à la retraite.
Un investissement me disent-ils !
La peur d'une existence vide, aux premiers jours de ma retraite, fera le reste pour me décider. Ce petit village me rappelait Rozay-en-Brie où j'avais vécu tant d'années.
Je me suis laissé tenter par une bâtisse abandonnée depuis des décennies, datant du XIIIème siècle, située sur le chemin de Compostelle, dans la partie basse de la ville. La coquille célèbre figurait au fronton de la porte d'entrée donnant sur la rue et, je ne sais pour quelle raison, cette maison en ruine m'interpellait bizarrement. Je l'ai complètement rénovée à grands frais.
La plus mauvaise affaire que j'ai pu faire de ma vie. En définitive, j'allais me fâcher avec Astrid, que je connaissais pourtant depuis l'adolescence. Je découvrais trop tard que c'était une vraie "emmerdeuse", désirant toujours avoir le dernier mot. Pourtant, je la savais pénible parfois, mais je ne l'imaginais pas à ce point.
Par le passé, lors de vacances prises en commun, ses réflexions désobligeantes, idiotes, avaient attiré mon attention, mais je ne m'en étais pas souciée outre mesure. Je mettais cela sur l'humeur du moment, ou un verre de trop,.. que sais-je ! C'était une amie d'enfance et je lui pardonnais tout. Son mari, pour avoir la paix, part en promenade avec son chien le temps qu'elle se calme. En un mot, elle est caractérielle et impossible à vivre, veut toujours imposer ses idées, sa façon de vivre, ses goûts, ses loisirs et elle ne vous lâche plus jusqu'à ce que, épuisés, vous cédiez à ses desiderata. Or, je n'ai plus le goût, ni la patience, de me laisser imposer quoique ce soit et encore moins mon mode de vie.
Dès qu'elle est contrariée, elle pique une crise jusqu'à l'hystérie, ce que je ne suis plus capable d'encaisser. Après plusieurs petits conflits pour des histoires banales, ou réflexions désagréables, j'ai décidé, en 2001, de revendre la maison et cette vente s'est faite rapidement, les rénovations étant très réussies. J'allais vendre à un médecin célibataire.
J'y ai laissé de "nombreuses plumes". Cela m'a coûté un max. Une sacrée sottise que cette acquisition.!
J'ai pu constater, au fil des années, qu'il est très difficile de côtoyer des couples mariés alors que l'on est célibataire. Trop de différence de style de vie, de mentalité.
Mai 2000 : Andalousie
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Annie, que je ne vois plus que très rarement, propose, (à la suite d'une dispute avec Michel son nouveau compagnon), de partir seule, avec moi, au Club Med où elle n'est jamais allée.....
La suite est surprenante.. une semaine décevante.
Ainsi va la vie... On s'aime, on ne s'aime plus, on tourne la page... Je la laisse à ses amours et je ne vais pas arrêter de voyager pour autant.
novembre 2000 : Madagascar
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la grande pauvreté de la population et la déforestation. |
Cette année, je fête mes 60 ans en avril.
J'ai décidé de m'offrir un voyage pour fêter cela, puisque personne ne m'a souhaité mon anniversaire.
2001 : Loisirs et découverte
Je découvre dans les annonces du journal de ma commune, un texte publié par une association qui organise un voyage en Ecosse mais aussi deux circuits annuels. Ce voyage m'intéresse tout particulièrement car je ne connais pas ce magnifique pays et je me déplace jusqu'à la permanence qui se tient dans des locaux appartenant à la Mairie. C'est ainsi que je fais la connaissance de la Présidente qui, après une discussion à bâtons rompus, va me proposer un poste de secrétaire au sein du bureau, poste que j'accepte avec plaisir cherchant toujours des occupations pour meubler mes journées.
Par contre, l'ambiance au sein du bureau est lamentable. Un homme joue à l'Ayatollah, ce qui débouche sur la démission de la Présidente lors d'une Assemblée Générale très houleuse. Je comprends rapidement pourquoi celle-ci m'a sollicité pour la seconder. Je reste quelques temps à travailler avec la nouvelle équipe, ce qui me permet de mieux comprendre leur organisation et l'origine de leur différent (un remboursement de ristournes aux adhérents).
Le nouveau Président élu, bien connu dans ma commune (car sa femme est conseillère municipale), est bien plus cool, mais l'ambiance ne s'améliore guère, je démissionne à mon tour en 2003. J'ai réussi, entre-temps, à solutionner leur "guéguerre" sur les ristournes, mais j'en ai assez de leur façon de me confier tous les travaux qu'ils ne veulent pas faire. Je n'ai pas une âme de larbin !
Suite à la démission du trésorier, je reprends du service en 2005, comme trésorière cette fois-ci. L'homme avec qui je ne m'entends guère démissionne à son tour. Un nouveau bureau de sept membres est constitué et l'ambiance va s'améliorer à mon grand plaisir. Les caractères sans concession de l'équipe en place ne nous poussent pas à une grande tolérance mais plutôt à une grande exigence. La secrétaire a, elle aussi, reprit du service et nous sommes désormais deux femmes à tenir tête à ces messieurs si nécessaire..
Toutefois, les projets de voyage ne manquent pas d'intérêt ce qui permet de redonner un second souffle à l'Association. Nous allons rapidement doubler le nombre d'adhérents, développant et entretenant le lien social indispensable au sein d'une petite commune. Au fil des années, je vais effectuer quelques voyages avec eux : Ecosse, Irlande, Côte Almafitaine, Croatie, Côte ouest des USA., Russie, mais rien à voir avec le Club Med !
Juin 2001 : L'Ecosse
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L'Ecosse, c'est sauvage, avec des landes balayées par le vent, des moutons en liberté en grand nombre, des lochs reposants, des châteaux prestigieux, des fleurs de toute beauté, des vaches à poil long, des routes étroites bordées de hautes haies de rhododendrons en pleine floraison, mais aussi une météo capricieuse, des pubs et de la bière, des kilts, des dégustations de whisky aux noms introuvables ailleurs,
Le fond de l'air est frais, mais j'ai adoré. j'aurais bien prolongé avec plaisir.......
Août 2001 : Le Canada
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les chutes du Niagara
Bienvenue chez nos cousins d'Amérique.
Un voyage un peu décevant malgré le beau temps. Trop de touristes, sauf Québec que j'ai particulièrement aimé. .....
11 septembre 2001 : New-York
9 heures à New-York, 15 heures à Paris
Devant ma télévision en cet après-midi de fin d'été, je vois, dans le ciel de Manhattan, les avions percuter les deux tours du Word Trade Center à New-York. Happée, hypnotisée, scotchée devant mon poste, puis effarée, terrifiée, j'assiste à la fuite des habitants pris de panique et à l'effondrement des bâtiments qui vont ensevelir 3000 personnes dans des conditions épouvantables. .
Toute la journée, la télé repasse en boucle l'avion qui fonce tout droit sur la tour nord, qu'il percute, pénètre avant d'exploser, séparant les derniers étages de toute possibilité d'évacuation. Quelques instants plus tard, un autre avion s'encastre dans la tour sud. Entre temps, un troisième avion s'écrase sur le Pentagone tandis qu'un quatrième appareil se crashe en Pensylvanie, évitant de justesse une nouvelle catastrophe.
Le monde entier est sous le choc. L'Amérique bascule dans l'horreur et perd son innocence !
Moi qui ne m'intéresse que superficiellement à la politique, je désire tout savoir de Ben Laden dont je n'ai jamais entendu parler. Je souhaite comprendre un peu mieux pourquoi les Etats-Unis, que j'admire tant depuis que j'ai visité l'Arizona et le Colorado, en sont arrivés là avec le Moyen-Orient que j'aime tout autant. Parcourir le Yémen m'a laissé un souvenir éblouissant et nous n'avons jamais ressenti d'animosité de la part de la population alors que nous campions dans des lieux parfois reculés de tout. Eventuellement, en cette année 1990, nous aurions pu nous faire dévaliser, mais sûrement pas assassiner, par des bandes bédouines aux confins de l'Arabie Saoudite sur l'ancien site de la Reine de Saba.
Depuis, cela a bien changé.
Comme toujours, les journalistes, en fonction de leur idéologie respective, donnent des versions différentes, parfois opposées, occultant partiellement les faits. J'achète des livres traitant du sujet, je veux comprendre pourquoi les Occidentaux se sont mis dans un tel merdier qui va changer le monde.
Ben Laden est désigné principal suspect de ces attentats. La "croisade contre les forces du mal afin d'éradiquer le démon du terrorisme" est engagée par Georges Bush, ce qui conduira rapidement l'armée américaine en Irak.
Lest's roll !, la nouvelle devise américaine.
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C'est à partir de ces faits gravissimes que je prêtais une attention plus attentive à la politique de la France et du monde en général.
Peu d'hommes politiques attirent mon estime. Malgré que je ne me croie pas être de gauche, Robert Badinter, Hubert Védrine et Jacques Attali représentent, pour moi, un certain réalisme et une vision claire des choses de ce monde. Ils ne sont pas prisonniers d'une idéologie à oeillères les abaissant à faire de la démagogie politicienne. Simone Veil attire tout mon respect.
A droite, je cherche .. Jupé, peut-être.
Juin 2002 : Les Fjords Norvégiens
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J'ai envie de nature, de lacs, de fjords, de montagnes enneigées. Je choisi la Norvège. Il a fait un temps radieux
Novembre 2002 : Birmanie
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| Bagan |
Voilà plusieurs années que je m'interroge : Y aller ou pas ? Boycotter la Birmanie, est-ce le meilleur service à rendre à sa population ?
Pays gouverné par une junte militaire, fonctionnaires corrompus, répressions, ..., Ne pas y aller, c'est se boucher les yeux et condamner le pays à ne pas évoluer. Le tourisme est le seul contact extérieur des Birmans, et le seul moyen, aussi, de parler de la Birmanie.
J'ai donc décidé : j'y vais..........
Mai 2004 : Papy part dans les vignes
Mon "ex" est expulsé de son appartement de Massy et l'immeuble vendu en lot.
Le prix est très attractif mais il ne veut pas acheter ! D'ailleurs a-t-il encore l'argent engrangé lors de notre divorce, soit la moitié de la valeur de tous nos biens ? Il ne semble pas, et il est tellement pingre que cela doit le déranger d'investir.. Il n'a jamais voulu.
A mon grand étonnement, il trouve à se reloger du coté d'Angoulême au beau milieu des vignes, comme 'gardien' d'une propriété en rénovation appartenant à des soi-disant "amis" habitant toute l'année près de Massy. La femme, une Cubaine, est sa dernière maîtresse en date d'après ce que m'en disent des relations communes que le couple fréquente occasionnellement. Il logera dans une petite maison meublée jouxtant l'habitation principale. Un ménage à trois ?
Il a toujours eu un problème avec l'argent et ce malgré le confort relatif de sa pension retraite. Il ne voudra pas se reloger sur la région parisienne de peur d'avoir à payer un loyer trop élevé, à moins que ce soit pour fuir définitivement ses copains et copines plus ou moins poivrots dont la fameuse Marie, une noire congolaise qui le poursuit de ses assiduités et de ses menaces depuis qu'il a rompu avec elle. Du moins, d'après notre fille.
Ne voulant pas faire les frais d'un déménagement coûteux, il fera appel à Alain qui dispose d'un camion et sera accompagné ce jour là par Aurélie. Que puis-je inventer pour renouer des liens bien trop largement distendus par toutes ces années de galère ? Moi-même, je ne reverrai ma petite fille qu'à Noël 2006 après de longs mois de black-out total et de rares communications téléphoniques.
A partir de ce jour, mon "ex" coupera les ponts tant avec sa fille qu'avec sa petite fille, comme si elles n'avaient jamais existées. Il est vrai que c'était moi qui entretenais, tant bien que mal, le lien familial, réunissant régulièrement tout le monde devant une bonne table dans un restaurant des alentours.
Valérie, au moment du départ de son père pour Angoulême, trouve à s'héberger chez un copain. Cette solution m'angoisse, car la situation de notre fille, avec Gilles son nouveau compagnon, n'est pas suffisamment stabilisée pour que je me sente rassurée. Toute cohabitation avec elle est totalement exclue, impossible à envisager, sauf à me détruire.
Je replonge dans les angoisses.
juin 2004 : croisière en Russie au fil de la Volga
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Kiji
Arrivée à Moscou avec la compagnie Aéroflot, et embarquement sur le bateau pour deux jours à quai loin du centre ville. Nous traversons des banlieues sinistres et pauvres pour rejoindre et visiter la place Rouge, la Cathédrale de Saint Basile le Bienheureux, le Kremlin, Kolomenskoyé.... Les immeubles sont austères de type stalinien, la circulation dantesque avec ses 4/4 de grosse cylindrée et ses luxueuses berlines aux vitres fumées qui n'hésitent pas à doubler en franchissant la ligne jaune !
Septembre 2004 : Croatie, la Côte Dalmate
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| Makarska |
Un petit circuit agréable, sans prétention, de 8 jours sur la riviéra de la Dalmatie, ex Yougoslavie......avec mon Association.
juin 2005 Londres
Quelle joie de passer un week end à Londres !!, cela me rappelle mes jeunes années... en 1957. Une éternité !
juin 2006 : Italie, la Cote Amalfitaine
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| Amalfi : une petite ville très attrayante |
Je ne connais pas l'Italie, elle est réputée belle et fleurie, aussi je programme un petit séjour avec mon Association,
septembre 2006 : Côte Ouest Etats-Unis
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San Francisco : le golden gate
Je me suis fait une fête de repartir aux Etats-Unis pour découvrir les trois grandes villes mythiques de la Côte Ouest........je suis revenue déçue....
Noël 2006 : Aurélie et Emmanuel
Aurélie, ma belle, te voilà enfin, comme tu m'as manquée !
Une "grande" désormais avec ses 23 ans. Deux ans, une éternité, que je ne l'ai vue. La dernière fois, c'est lorsque son grand-père, "a pris le maquis" pour se planquer au milieu des vignes du coté d'Angoulème.
Je vais la chercher à la sortie du RER de Massy. En me faisant de grosses bises, elle me présente Emmanuel, son compagnon depuis quelques mois, tout en m'offrant un superbe bouquet de fleurs composé de roses et de petits "choux" saupoudrés de "neige". Elle est resplendissante. Je suis si heureuse de pouvoir passer une journée ensemble, mais sans sa mère cette fois-ci. D'ailleurs, voilà un an et demi que je ne l'ai pas revue.... Toujours son foutu caractère.
Nous déjeunons tous les trois dans un restaurant où je l'emmenais parfois lorsque qu'elle était petite. La vue donne sur un petit lac où, en contre-bas, à l'époque, s'agitaient des canards et des cygnes qui, malheureusement, ont disparu depuis la grippe aviaire. L'ambiance est agréable, feutrée, nous sommes au calme. Je lui ai proposé d'aller jusqu'au domicile de sa mère, Emmanuel voulant faire sa connaissance. Il insiste, mais elle refuse sous prétexte de n'avoir rien à lui dire.. On s'est promis "Ce sera pour la prochaine fois"..., puis je l'ai emmenée faire les soldes à Verrières et j'ai pu ainsi lui offrir un super Noël.
Qu'ils étaient beaux tous les deux ce jour-là.
Emmanuel a parlé de sa petite Léa, 3 ans, née d'une première union. Il était heureux car il pouvait, désormais, comme beaucoup de couples séparés, prendre la petite chez lui un week-end sur deux et la moitié des vacances. Il travaille dans un hôpital parisien et mon Aurélie en pharmacie, ces métiers pouvaient les rapprocher dans un univers un peu similaire, celui de la santé.
Je les accompagne au RER, les bras chargés de paquets comme des mulets. Ma petite fille est contente car, cerise sur le gâteau, je lui ai donné ma glace chinoise, qu'elle convoitait depuis des années et qui s'harmonisait avec un coffre ancien et une petite table, de même origine, offerts voilà un bon moment. Elle est aux anges. .. cela va embellir le petit studio qu'ils viennent de prendre en location. La vie leur semble belle.
Je suis tellement heureuse de cette journée. J'espère que toutes ces années terribles sont enfin terminées. Nous nous faisons de gros bisous et nous promettons de nous revoir bientôt.
février 2007 : Décès d'Emmanuel
Coup de téléphone d'Aurélie ; elle sort de l'hôpital après une hospitalisation de quelques jours. Stupeur ...Emmanuel a disparu !
Plusieurs jours passent dans l'angoisse, puis on découvre son sac à dos, ses lunettes, ses papiers, sur les falaises d'Etretat. Il s'est suicidé, du moins cela paraît être l'évidence. Ils s'étaient disputés.. mais est-ce suffisant comme explication ? Le cauchemar !
Son corps est retrouvé trois mois plus tard sur la plage de galets au bas des falaises, ramené par les vagues. Les tests ADN confirmeront son identité.
Le ciel me tombe à nouveau sur la tête et je n'en suis toujours pas remise ! Je l'ai peu connu, mais, pourtant il m'avait conquise immédiatement. Il était si éloigné des marginaux que fréquentent ma fille. Que lui est-il passé par la tête pour en arriver à une telle décision ? A-t-il eu peur d'un nouvel échec sentimental ? Question sans réponse..., même si depuis, des hypothèses se font jour, peu à peu.... mais, est-ce suffisant comme explication ?
Je suis anéantie. Aurélie fera une grave dépression dont elle se remettra doucement après avoir changé de travail, d'appart. Pas facile, même si je ne cesse de l'aider financièrement. Elle semble solide, mais Emmanuel le semblait aussi. Alors, je tremble.
Deux ans après, ce n'est toujours pas gagné, même si elle semble aller mieux. Pourquoi tant de chagrin, pourquoi la vie nous fait si mal ?
Mai 2007 : Nicolas Sarkozy élu Président de la République
Dans leurs tombes, mon père et mon oncle Germain, son plus jeune frère, doivent applaudir. Ils étaient "fans" de Nicolas.
Germain était employé depuis de longues années à Neuilly, chez un fleuriste et Nicolas Sarkozy, jeune étudiant y travaillait, occasionnellement, pour payer ses études. Mes parents, expropriés de leur commerce de Courbevoie (en attendant l'âge de la retraite, 65 ans pour eux), avaient fini leur carrière comme employé, pour mon père, et caissière pour ma mère, chez un commerçant volailler, de Neuilly. Ils le connaissaient donc bien, puisque Sarkozy était devenu Maire de la ville et ils le trouvaient fort sympathique.
Personnellement, j'étais attentive à la tournure que prenaient les événements avec sa femme Cécilia, car il était évident que leur couple battait de l'aile depuis un certain temps. Après son investiture, ses excès "bling-bling" (puisque le mot est devenu à la mode) dénoncés par les médias, m'apparaissaient déplacés face à la grande angoisse de la classe ouvrière en France, la fermeture massive des usines et l'augmentation dramatique du chômage. Mais ses prédécesseurs n'avaient pas été, non plus, des modèles d'angélisme.
La jeunesse était anxieuse face au chômage, au manque de débouchés, et, que faire des ouvriers lorsqu'il n'y a plus d'usines ? J'avais tellement connu, dans mon entreprise, les limites de la formation professionnelle par manque de niveau scolaire initial, que j'en connaissais les réponses d'avance.
Depuis, je trouve que sa nouvelle épouse Carla, adoucit avantageusement son image un peu trop "branchée", mais les événements qui se succèdent, crise financière, sociale, récession, dépression, mondialisation, tensions et conflits en tout genre, ne sont guère faciles à gérer.
Où va notre douce France ?
good luck Mr le Président.
mai : voyage en Irlande
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Je suis partie en Irlande pour huit jours, mais le coeur n'y est vraiment pas. Il est resté en France, je viens d'apprendre la découverte du corps sans vie d'Emmanuel ....
Il pleut, lorsque nous arrivons à Cork et le temps est en harmonie avec mon coeur.
Retour à la maison pour y retrouver tous les problèmes et l'immense chagrin d'Aurélie. Mon Dieu, pourvu qu'elle tienne le choc...
J'ai décidé d'écrire. Pour moi, bien sûr. L'exutoire traditionnel.
Avec ma mise à la retraite, j'avais juré de ne plus toucher à l'informatique. Mais j'ai, très vite, été contrainte de songer à l'achat d'un ordinateur. La veille machine à écrire Hermès-baby : non merci. D'ailleurs, on ne trouvait plus de ruban encreur.. !
L'histoire de ma famille n'a rien d'exceptionnelle, mais je voulais qu'Aurélie, ma petite fille, connaisse l'histoire de ses ancêtres et la transmette à ses enfants. J'aurais tant voulu découvrir, au fil de mes recherches, des brides de la vie de mes aïeux que j'ai cherché souvent en vain. Reconstituer leur vie, découvrir leurs joies, leurs peines, savoir ce qu'ils pensaient et comment ils ont survécu aux grands drames que furent les guerres quasi permanentes à travers les siècles, sans oublier les deux derniers grands conflits de notre époque contemporaine et tant d'autres épisodes de leur vie ..
Je voulais qu'il reste quelque chose de nous, après nous.
J'ai d'abord écrit des bouts de mon enfance et cela m'a fait du bien, plutôt que de m'épancher ou de m'écrouler en pleurs auprès d'un psy, car je n'ai besoin ni de me confesser, ni d'appréciations subjectives. Aussi, voilà cinq ans que je me suis attelée à la tâche dont j'ai sous estimé la difficulté : écrire un récit personnel.
J'ai accepté mes souvenirs, j'ai compris que je ne devais pas les enfouir, pas les censurer, mais au contraire, les déterrer, les raconter.
Je voulais affronter mes souvenirs.. et j'ai compris que je devais vivre avec.
J'avais juste besoin de relater les faits, tels quels, le plus exactement possible, comme ma mémoire me les restituait. Je ne sais pas si j'en ferai un livre, mais en revanche, ce dont je suis sûre c'est de ne pas détruire tout ce que j'allais écrire. Mon ordinateur est le seul recours qui me reste pour survivre. Je me doute bien qu'en accomplissant ce travail je ne m'en délesterai pas ; néanmoins, je peux désormais ne plus être étouffée par mon histoire.
J'ai donc passé un peu plus de cinq ans devant mon ordinateur, quasiment huit heures par jour et sept jours sur sept. Je n'ai réalisé que tardivement à quel point rester assise toute la journée, seule avec mes souvenirs, pouvait être nocif à ma santé. Pourtant, à contrario, écrire me faisait du bien, cela me libérait et me permettait d'analyser les mécanismes de mes peurs et de mes angoisses. Dans ma jeunesse, j'étais timide, écrasée par la forte personnalité de mon époux. J'ai repris mes études en 1974 et pris sur moi, avec difficulté, pour m'affranchir de cet homme.
Même si, depuis, la solitude est pesante parfois, je voulais simplement vivre plus sereinement.
J'ai réouvert les albums de photos que j'avais rangés au fond d'un placard, car c'était trop douloureux. Je voulais, désormais, "faire le point" sur mon passé et me rappeler des moments particuliers de mon existence. J'espérais retrouver la paix.
Où sont "partis" les gens que nous étions ? Toutes ces choses auxquelles mon divorce à mis fin.
2008 : la vieillesse
L'eau a coulé sous les ponts de la Seine, et il faut bien, bon gré mal gré, m'habituer à fonctionner au ralenti.
Je dois prendre en patience tous ces symptômes bizarres qui obscurcissent d'un seul coup mes journées et je ne sais pas s'ils vont repartir comme ils sont venus ou s'ils annoncent une nouvelle série de maux bien plus graves. J'espère, comme tout le monde, mourir le plus tard possible, sans réaliser vraiment qu'à partir d'un certain âge, la machine commence à avoir des ratés de plus en plus éprouvants qui viennent brutalement à l'assaut de mon corps douloureux, séquelles de mon accident, sans me laisser le temps de souffler.
L'hiver j'attends avec de plus en plus d'impatience le retour du printemps et de l'été. Pourtant, j'ai la chance de vivre dans un cadre agréable. Le splendide parc qui entoure ma résidence me permet, si je ne suis pas trop fatiguée ou s'il ne pleut pas, de faire de courtes promenades.
Peut-être, ainsi, quitterais-je la terre avec moins de regrets, car la prison de mon corps douloureux devient de plus en plus invivable avec le temps.
*****
Pourtant, mon coeur se serre en pensant au peu d'années qu'il me reste à vivre. Je suis triste en découvrant que je n'arrive pas à réconcilier ma petite fille Aurélie avec sa mère et son blocage me désespère ainsi que la grande douleur qu'il y a en elle. Ses sanglots et ses larmes, suite à la disparition si brutale d'Emmanuel son compagnon, me font tellement de mal.
Sachant que les chiens ne font pas des chats, elle est écorchée vive, révoltée, tragique, attendrissante, passionnée, drôle, ingrate parfois dans la démesure, mais elle n'a pas les travers de ses père et mère qui eux, avaient voulu jouer à Bonny and Clyde, façon moderne. Elevée par sa grand mère paternelle, je crois qu'elle leur en veut de leurs erreurs d'adultes, excédée de leurs démesures d'alors.
N'y-a-t-il pas aussi ce désir avoué d'avoir des parents comme les autres, "papa-maman" unis dans un foyer commun ? Et je m'interroge : comment a-t-elle pu se construire au milieu de tous ces combats ?
Catherine, mon amie astrologue des années 1990 ne m'avait-elle pas dit que son ciel astral était presque aussi perturbé que celui de ma fille ?
Seul le chagrin de quitter ma fille et ma petite fille me font m'accrocher à la vie. La peur de leur propre chagrin, la peur aussi de ce qu'elles vont devenir dans l'incertitude de leur vie matérielle si difficile en ces années de récession mondiale, ne serait-ce que pour les aider financièrement puisque j'ai la chance, encore, de vivre confortablement, contrairement à elles.
Cette tension m'épuise, j'aimerais tant partir sans regrets comme on éteint la lumière.
6 novembre 2008 : Obama 1er président noir des Etats Unis,
Même dans leurs rêves les plus fous, les Américains ne voulaient pas y croire. C'est historique, Barack Obama, 44ème président, a été élu. C'est la victoire des démocrates et de la population noire américaine. Dans son discours du 15 janvier 2009, il affirmera que les Américains avaient choisi "l'espoir plutôt que la peur". Sa présidence intervient dans un contexte de guerre en Irak et Afghanistan, de crise au Moyen-Orient et il devra faire face à une importante récession économique et financière. Good luck ! Ce n'est pas gagné ..
Yes, we can !
janvier 2009 : les voeux
5/1 : Coup de téléphone de mon "ex" pour me souhaiter la bonne année, comme tous les ans ! Papy va bien...paraît-il.
Quelques jours plus tard, un coup de téléphone de Corinne m'apprend le décès de son père. Tout un passé me revient à la mémoire...
Ce qui me chagrine aussi, c'est de cesser de voyager, c'était ma "drogue", mon oxygène. Il y a tellement de projets qui me faisaient rêver et qui ne me sont plus accessibles. N'ai-je pas été obligée d'annuler d'abord le Rajasthan en 2007, puis Prague et le Pérou en 2008, tous ces voyages programmés avec l'Association dans laquelle je suis trésorière. Pourtant, on a de beaux projets pour 2009 : la Toscane, La Crête, et pour 2010 l'Ouzbekistan, la Sicile. A quoi bon persister ? Les séjours à la plage ne conviennent pas à mon tempérament actif, alors que reste-t-il : les croisières ??
Aurais-je le courage d'essayer ?
6 avril 2009 : ultime déjeuner
Cinq ans que Valérie n'a pas rencontré sa fille. Aujourd'hui, je suis arrivée à persuader Aurélie de déjeuner avec nous.
Ce ne fut pas sans mal et ce n'est pas gagné.. quelques mois après, la bataille est même perdue !
Ma fille souffre, moi aussi.. Aurélie, ne veut pas reprendre contact avec sa mère... même si je commence à comprendre pourquoi.
La vie est compliquée et ne m'épargne pas !
5 mai 2009 : triste anniversaire
Deux ans déjà qu'Emmanuel est décédé. Avec Aurélie, nous irons sur sa tombe. Son chagrin est toujours là, vif, brûlant. Elle m'explique ce qui lui semble être les raisons de ce drame. Comment savoir ce qui l'a poussé à un tel geste.. ? Comment connaître la vérité ?
Je tente de renouer les liens doucement, je l'aide matériellement à se réinstaller dans un studio en location situé à Versailles. Je fais connaissance de Gilles son nouveau copain, un ami d'enfance de Suresnes, mais aussi de ses adorables copines.
2010 : 70 ans cette année !
Pas de quoi s'en vanter ..
Coup de téléphone de Papy comme tous les ans pour souhaiter la nouvelle année. Il va bien, tant mieux.
Le début de l'année sera marqué par mon hospitalisation pour une prothèse de hanche. J'ai du mal à m'en remettre et je marche de plus en plus difficilement. Cela me mine le moral.
Puis, janvier sera marqué par l'horreur du tremblement de terre en HaÏti : 230 000 morts. Hallucinant ! suivi quelques semaines plus tard, en France, par des inondations catastrophiques. Les digues cèdent face à une mer déchaînée et à la grande marée de printemps : 50 morts. Dans le midi, des pluies diluviennes font également de nombreuses victimes.
Malgré toute cette pluie, on nous annonce, en permanence, un réchauffement climatique et de la sécheresse !!
En avril, c'est l'irruption d'un volcan en Islande et ses nuages de cendres qui provoquent, pendant des jours et des jours, le blocage des avions au sol et la fermeture des aéroports.. Les passagers doivent patienter ! L'association dans laquelle je suis trésorière s'inquiète pour ses voyageurs.. partis en Ouzbekistan. Par chance, ils partirent juste avant le début de cet événement et revinrent juste après la reprise des vols !!
On reste particulièrement dubitatif face à tous ces événements climatiques !!
Août : vacances dans le Lubéron
Aurélie joue les stars...
"Excusez moi mes Louloutes, je n'ai jamais su faire ni le riz au lait, ni les oeufs en neige, ni la mousse au chocolat. Je suis de celles qui partaient en vacances, en short au Club Med avec ses copines !"
"Pas grave, Mamy, c'est nous qui cuisinerons !!" Le monde à changé, tant mieux..
J'ai voulu mieux connaître ma petite fille, et j'ai découvert quatre jeunes femmes charmantes : deux Sophie, Christelle, mon Aurélie et Anaïs le bout de chou.
Et pourtant, une dizaine de jours de cohabitation entre une grand-mère "libérée" et qui se croit moderne, et ces si jolies demoiselles, me laisse en effet consternée. A les entendre dire, les comportements masculins, condamnés depuis plus de quarante ans par les psys de tout poil, survivent à tout, imperturbablement, malgré les siècles, la Révolution et mai 68.. Avec le combat de ma génération sur l'égalité des sexes, je croyais avoir enfoncé la forteresse des préjugés et je pensais que les relations entre hommes et femmes en avaient été bouleversées définitivement ainsi que les rapports sexuels. Que non ! A travers leurs récits, j'apprendrai que ces avancées sociales, morales, politiques, que je pensais profondes, irréversibles et indiscutables, ne sont qu'utopies.
Non pas qu'elles pensent que les droits et la liberté, trouvés dans leur berceau sans avoir eu à lever le petit doigt et dont elles jouissent aujourd'hui, leur soient tombés du ciel, mais dans leur question "y avait pas la pilule autrefois, comment faisiez vous ?", cet "autrefois" fait penser au Moyen âge. Comment imaginer, en effet, que les avortements n'étaient pas des IVG et entraînaient parfois la mort.
Bref ... à les écouter, j'ai pu comprendre que le monde n'avait guère changé et encore moins les hommes !! Toujours des coeurs d'artichauts. La fidélité n'est pas dans la nature humaine.
Ne croyez surtout pas que la misogynie soit démodée, mes gentilles innocentes. Pas plus que les guerres de religion. C'est peu dire !
D'ailleurs, pourquoi voulez vous qu'ils changent vos hommes ? Depuis des millénaires, ils ont tout : la liberté sexuel, les meilleurs postes, les meilleurs salaires, des femmes dociles qui les servent, font les courses, lavent leur linge, repassent, cuisinent et qui leur font des enfants dont, beaucoup, ne se préoccupent pas trop... etc...etc..
Le combat continue mes jolies.. et le bonheur est si fragile.
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Bonnes vacances mes toutes belles ! J'ai été heureuse de vous connaître, vous êtes adorables. Je crois que vous vous êtes bien amusées, vous étiez si joyeuses..malgré quelques petits inconvénients et le mistral qui a gâché quelques belles journées.
Douze jours ensemble, en location. Moi, je suis revenue brisée, sonnée. Comme quoi, il ne faut jamais remuer le passé !! Mais, ça.. c'est une autre histoire.
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| les plus jolies filles de la planète : Aurélie, Sophie, Sophie, Anaïs, Christelle, | Gordes : attention à vos jupes les filles : le mistral ... Sophie, Sophie, Anaîs la puce, Aurélie, Brice, |
Aurélie
NOEL
Neige.., neige.. et encore neige !! Je n'ose plus sortir !!
L'année qui vient de s'achever m'a laissée bien dubitative... malgré un déjeuner fort sympathique à Noël avec Aurélie, sa copine Sophie, Anaïs et Florent le compagnon de Sophie. Des jeunes de bonne compagnie et charmants comme je les aime. Dommage, Aurélie sortait d'une grippe carabinée et Gilles son copain était absent, chez ses parents dans le Sud-ouest.
Conclusion : tout le monde a attrapé la grippe et Anaïs avait la rougeole !!!
Aurélie et Gilles
2011
Que me réserve cette nouvelle année ?
Premier coup de téléphone de cette année 2011 : Papy !! toujours au milieu des vignes. Il va bien et semble heureux ..
Puis appel de Simone qui ne se remet pas du décès de son époux, 60 ans de mariage, ça laisse des traces ! et Corinne sa fille. .. C'est dur, de voir partir les amis, même si les vingt cinq dernières années qui viennent de nous séparer ont creusé un énorme fossé et provoqué bien des malentendus.
dimanche 15 mai 2011 : New-York
7 heures à Paris, pour une rare fois je me suis levée tôt, je suis scotchée devant la télé, en prenant mon petit déjeuner.
DSK menotté dans le dos, l'oeil noir, les mâchoires serrés, blême... entouré de policiers New Yorkais qui viennent de le débarquer d'un avion en partance pour Paris !!
Les Français sont pétrifiés, qu'ils soient de droite ou de gauche.
Je suis justement en train de lire le dernier livre de Michel Taubmann, qui vient de paraître, "Le roman vrai de Dominique Strauss-Khan". Un euphémisme !
Page 107 de ce livre, on peut méditer sur la phrase suivante : "l'argent qui corrompt, l'argent qui achète, l'argent qui écrase, l'argent qui tue, l'argent qui ruine et l'argent qui pourrit jusqu'à la conscience des hommes".
Juin 2011
Aurélie et Anaïs
deux beautés.. fête de l'école maternelle